Les archéologues utilisent une gamme de méthodes et d'outils pour mieux identifier et étudier les vestiges du passé - de la détection des vestiges archéologiques à leur fouille et aux analyses de laboratoire, de la documentation administrative initiale au rapport final et aux publications. L'évaluation comparative de ces pratiques permet de partager compétence et expertise, et d'échanger expériences et recommandations. Quatre axes sont abordés :
- Les terrains de l'archéologie : détection et identification des vestiges archéologiques enfouis, rapports de sites et de monuments, gestion intégrée des opérations archéologiques, planification et développement, gestion des données et des objectifs de recherche.
- Structures légales, administratives et financières : comparaison des structures existantes dans différents pays européens (inspirés par la convention européenne de Malte de 1992 pour la protection du patrimoine archéologique), approches actuelles de la protection et de l'étude du patrimoine archéologique ; exemples de « bonnes pratiques » et études de cas choisies.
- Gestion de données : échanges d'expériences et de méthodologies sur l'enregistrement, le traitement et l'exploitation des données archéologiques, notamment à la lumière des politiques de « conservation par l'enregistrement ». Comparaison et travaux de collaboration pour l'amélioration de la collection, de l'accès et de l'utilisation des données archéologiques à un niveau européen.
- Archéologie européenne et développement international : étudie les transferts d'expertise au-delà de l'Europe sur les structures scientifiques, administratives et financières de l'archéologie ; sa gestion et son intégration dans des projets de développement et d'infrastructure à grande échelle ; son intégration au niveau des évaluations d'impact ; sa prise en compte au sein des communautés locales et aux niveaux nationaux et régionaux.
Parmi les issues de ces activités figurera un document d''état des lieux' sur les pratiques archéologiques dans l'Europe contemporaine, incluant des exemples pratiques (à réaliser en 2011). Le travail sur la gestion de données, coordonné ADS York, mènera aux recommandations à une échelle européenne, tandis que l'analyse de l'archéologie européenne et du développement international sera dirigée par le partenaire de Leiden, qui accueillera une rencontre sur le sujet en 2010.
Thème II D Archéologie européenne et développement international : voir, ci-contre, nos archives.